Acis and Galataea - Acis and Galataea

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Georg Friedrich Haendel
  • Librettiste :John Gay
  • Année de création :1718
  • Lieu de création :Royaume-uni
  • Langue originale :Anglais
  • Maison d'opéra de la production originale :King's Theatre, Haymarket

Description de l'Œuvre

Description

Acis and Galataea est l’ouvrage qui fut le plus souvent joué du vivant de Haendel (1685-1759) et sa grande popularité, jamais démentie par la suite, a suscité de très nombreux arrangements dont le plus célèbre est celui que réalisa Mozart en 1788. Etape importante dans l’évolution de la musique anglaise, Acis and Galataea est composé au cours des deux années que Haendel passe auprès du duc de Chandos dans sa résidence campagnarde de Cannons, à quelques lieues de Londres. Ce séjour fut décisif dans la carrière du compositeur : il y explore de nouveaux horizons avec deux œuvres majeures qui sont ses premières compositions sur un texte anglais, Acis and Galataea et l’oratorio Esther (1720).
A la suite de Charpentier (1660) et de Lully (1686), Haendel s’est intéressé une première fois aux amours de la nymphe Galatée et du berger Acis tels que les relate Ovide au livre XIII des Métamorphoses. Le compositeur donne en 1708, à Naples, une première « serenata » italienne, Aci, Galatea e Polifemo. Attribué à John Gay (1685-1732), l’auteur du célèbre Beggar’s Opera (1728), le livret d’Acis and Galataea a certainement bénéficié du concours d’Alexander Pope (1688-1744) et de quelques autres poètes ; il est un des plus beaux qui aient été écrits en langue anglaise. Dans une parfaite cohérence dramatique et avec une grande économie de moyens, le livret associe les traits d’humour aux charmes de la poésie pastorale. Des moments d’exaltation joyeuse contrastent avec un final d’une grande noblesse tragique.

Drame miniature parfaitement ciselé Acis and Galataea témoigne d’une grande richesse d’inspiration. Semblant se détacher d’un tableau de Watteau, les protagonistes sont dotés d’une véritable profondeur humaine et leurs airs s’imposent par une séduction aussi immédiate qu’irrésistible. Constamment associé à l’action, le chœur joue un rôle déterminant. Les nymphes et les bergers exaltent avec allégresse les plaisirs champêtres avant de déplorer la fragilité et la fin du bonheur amoureux avec les accents poignants d’un chœur tragique. On ne sait rien de précis concernant la première exécution de l’ouvrage. Il est difficile de lui attribuer un genre clairement défini. Doit-on parler de « pastorale », de « serenata » ou plus exactement de « mask », ce dernier terme désignant à l’époque de Haendel un petit opéra relevant du théâtre parlé, chanté et dansé ?
En 1731, Acis and Galataea quitte les cercles privés pour être  présenté au public avec succès mais apparemment sans l’autorisation du compositeur qui décide alors de remanier son ouvrage afin de l’adapter aux différents lieux et interprètes disponibles. Acis and Galataea devient pour un temps une partition assez composite et changeante avec trois actes mêlant parties en anglais et en italien. En 1743, Haendel reprend la version originale donnée à Cannons avec de légères modifications dont l’ajout du fameux chœur « Happy we ». C’est cette version qui est la plus connue de nos jours.

Résumé

Galatée, la nymphe de la mer et le beau berger Acis s’aiment tendrement au sein d’une nature idyllique. Ils s’abandonnent à leur bonheur sans prendre garde au dangereux Polyphème. L’affreux et grotesque cyclope est lui aussi follement épris de la belle nymphe qui le repousse. Acis décide d’affronter son rival mais celui-ci le tue dans un accès de jalousie. Galatée est désespérée. Le chœur lui conseille alors d’user de ses pouvoirs pour immortaliser son malheureux amant. Galatée transforme Acis en une « source limpide » qui pourra « murmurer sans arrêt son amour délicat ».

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