Billy Budd - Billy Budd

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Description de l'Œuvre

Description PrologueActe 1Acte 2Epilogue

Tiré d’un roman d'Herman Melville, la première version de Billy Budd date de 1951, et se compose de quatre actes. Plus tard, une version révisée, plus ramassée en deux actes avec prologue et épilogue, fut créée le 9 janvier 1964 au Covent Garden de Londres. L’action se déroule dans l’espace clos d’un navire anglais, où le compositeur décrit avec profondeur, justesse et de manière très expressive, le dilemme moral qui tourmente son capitaine. Elle marque le retour de Britten au grand opéra après deux œuvres plus intimistes, Le Viol de Lucrèce et Albert Herring. Le compositeur reprend, comme il l’avait fait pour Peter Grimes, le thème de l’injustice et de l’acharnement haineux, avec pour toile de fond, la mer qui joue, une fois encore, un rôle central. Outre ce huis clos, véritable défi scénique, Billy Budd comporte la particularité musicale audacieuse d’être écrite entièrement pour voix masculines.

Résumé de Billy Budd

À bord d’un navire de guerre britannique, en 1797, un matelot timide et exemplaire, Billy Budd, suscite la haine et la jalousie irraisonnée du maître d’armes d’un navire. Ce dernier l’accuse à tord de fomenter une mutinerie. Sans défense, le jeune marin tue par accident son accusateur. Il est condamné à mort et exécuté, au grand dam du capitaine, pourtant plein d’humanité mais incapable de passer outre les règles navales.

Prologue

Edward Fairfax Vere, capitaine de « l’Indomptable » repense à sa vie et se remémore la mutinerie et les évènements qui se déroulèrent à bord de son navire en 1797.

Acte 1

Sur le pont du navire l’Indomptable, Mr Flint, maître d’équipage, (baryton-basse), morigène l’équipage au travail et demande qu’un jeune novice (ténor) reçoive le fouet. Les marins chantent  sinistrement tout en hissant les voiles. Au loin paraît l’escorteur du vaisseau, qui a capturé trois marins du navire marchand Rights o’Man (Droits de l’Homme), qu’il a arraisonné. Parmi eux se trouve un jeune gabier de misaine, l’angélique Billy Budd (baryton) qui bégaye par moment mais s’intègre à merveille au reste de l’équipage. Le chant qu’il adresse à son ancien navire (adieux vieux « Droits de l’Homme »), est mal interprété par les officiers qui y voient une intention révolutionnaire. John Claggart, le maître d’armes chargé de la discipline (baryton), pervers et véritable tyran du bateau, ordonne au caporal Squeak (ténor) de provoquer Budd.

Dans sa cabine, une semaine plus tard, le capitaine Vere (ténor), admiré de son équipage pour son courage et sa bienveillance, invite deux officiers Redburn (baryton) et Flint (baryton) et repousse les soupçons contre Budd qu’il trouve très efficace. La popularité du jeune marin tient aussi à sa générosité. Alors qu’il va chercher du tabac à offrir dans ses affaires, il découvre Squeak en train de le voler. Squeak sort un couteau et Budd le désarme. Claggart paraît et, forcé par les évènements, félicite Budd tout en nourrissant une haine farouche contre le jeune marin. Il convoque le Novice et l’enjoint de soudoyer Budd pour fomenter une mutinerie. Terrifié, le novice durant la nuit, offre à Budd, encore tout ensommeillé, les pièces d’or, qu’il prend avant de se mettre à bégayer. Dansker, un vieux marin (basse) le met en garde contre la haine de Claggart.

Acte 2

Quelques jours plus tard, sur le pont, Claggart accuse Budd devant le capitaine Vere. Soudain la vigie, annonce un navire français, aussitôt pris en chasse par l’Indomptable. Budd se porte volontaire pour l’abordage mais la brume tombe et empêche l’accostage. Claggart reprend ses accusations et Vere, convaincu pourtant de l’innocence de Budd, les convoque dans sa cabine. Le bégaiement de Billy l’empêche de se défendre. Il se bat alors contre Claggart et le tue. Vere réunit le tribunal qui condamne Billy à mort. Il se rend ensuite auprès de Budd pour lui dire qu’il sera pendu. Billy, enchaîné dans la cale pense sans amertume à la mort, et persuade Dansker de calmer l’équipage et de ne pas se révolter. Au moment de l’exécution, la violence est pourtant palpable, mais les officiers rétablissent l’ordre et les marins se dispersent.

Epilogue

Vere se remémore avec tourment le pardon offert par Billy et celui qu’il ne lui a pas accordé.

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